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D'une part, aux progrès technologiques récents, tels que monitoring, chirurgie laser ou endoscopique, scanner, résonance magnétique, etc., qui ont modifié les disciplines médicales, est venu s'adjoindre la puissance de l'outil informatique. Les nouveaux systèmes d'information des médecins et notamment leur permettre de prodiguer les soins au-delà du cadre traditionnel de l'hôpital.
D'autre part, les contraintes économiques et budgétaires influent, et influeront encore plus à l'avenir, sur les méthodes de dispenser les soins aux patients ainsi que sur le mode de rémuneration des établissements médicaux.
A titre d'exemple, la tendance en Europe du Nord est de remplacer l'ancien système de remboursement basé sur la journée d'hospitalisation par un montant forfaitaire correspondant à la prestation médicale fournie. Aux Etats-Unis, par suite de la refonte du système de santé, le nombre des adhérents à des HMOs (Health Maintenance Organizations-Organisations des Services Médicaux) a cru de plus de 40% entre 1993 et 1994 pour atteindre aujourd'hui 70 millions, soit plus d'un quart de la population. En réduisant la durée moyenne des séjours, les avancées de la médecine ambulatoire ont conduit à une diminution du nombre de malades hospitalisés et à une augmentation de celui des patients à domicile, l'hôpital devenant une unité de plus en plus technique nécessitant des équipements importants qui devront être rentabilisés.
Toutefois, au delà de la recherche d'une amélioration de la productivité préservant la qualité des soins, qui demeure une préoccupation des hommes politiques dans tous les pays, l'objectif global est de veiller à ce que la santé de la population soit gérée à long terme par l'ensemble des établissements de santé, suivant des normes établies.
Dès lors, la gestion efficace et rapide de l'information devient un élément essentiel du fonctionnement des nouvelles structures de santé. Cela entraîne l'utilisation des technologies électroniques les plus récentes pour les échanges d'informations entre services. Cela implique également la transmission par réseau de données, d'images et de sons au sein de l'hôpital ainsi que vers l'extérieur, aux différents maillons de la chaîne des soins.
Ainsi, en 1994, les hôpitaux américains ont-ils dépensé 5.4 milliard de $ dans les systèmes d'information, et prévoient-ils d'y investir 8 milliardsde $ en 1997. En 1995, les seuls logiciels d'informatique médicale ont représenté un marché aux USA de 2.7 milliards de $, dont 38% pour les systèmes de gestion financière, le solde, soit plus de 60%, étant consacré au domaine du patient (soins, analyses de laboratoires, pharmacologie, radiologie).
Les systèmes "clients/serveur" et leurs bases de données relationnelles sont dès maintenant capables de traiter et d'archiver les grandes quantités d'informations nécessaires à la constitution et à la gestion des dossiers informatisés des patients.
En effet, alors qur le transfert des informations sous forme de données entre différents systèmes est a priori facilement maîtrise, il n'en va pas de même de celui des images. Celles-ci sont élaborée suivant plusieurs modalités par des appareils de diagnostic émanant de divers constructeurs. Au cours des années, ces instruments sophistiqués ont fait appel à des calculateurs de générations et de provrnance différents opérant avec des langages le plus souvent "propriétaires" les rendant pratiquement incompatibles et empêchant tout dialogue entre les services. De plus, certains fabricants de matériel, contraint à assurer la maintenance de leurs produits pendant la durée de vie de ceux-ci, ont évité d'ouvrir leurs systèmes pour conserver captifs leurs clients.
Or, il n'est pas concevable, dans une optique d'information intégrée et accessible instantanément, de gérer des dossiers patients dont la partie imagerie se trouverait archivée, sous forme de films, dans des enveloppes stockées au sous-sol de l'hôpital..., comme c'est actuellement la règle.
Aussi le marché des PACS (Picture Archiving and Communications Systems) est-il amené à connaître une croissance très élevée, annuellement supérieure à 50%, d'ici à l'an 2000 pour atteindre 1 milliard de $, dont plus de la moitié aux USA, l'Europe représentant environ 200 millions de $ en 1998. L?augmentation des performances et la flexibilité des stations de travail vont favoriser l'implantation de Mini-PACS au détriment des grands systèmes, lourds à mettre en oeuvre.
C'est ainsi qu'a été mis au point, en 1993, le progiciel Dx Multimodality, qui est un système universel d'acquisition, d'interprétation, d'archivage et de transmission d'images émanant de toutes les modalités d'imagerie. Conçu dès son origine dans un objectif global à partir des normes médicales internationales, DICOM 3 et HL 7, ce système, qui est basé sur des standards mondialement reconnus, fait appel à des langages orientés objet et peut donc être facilement adapté à toute application particulière. Ouvert, il est connectable à tout équipement d'imagerie (Radiographie, IRM, Scanner, Médecine nucléaire, Angiographie, Echographie,... ) quelle qu'en soit la marque.
Enfin, la qualité supérieure des images obtenues, la facilité d'utilisation du système et sa rapidité d'accès à l'historique radiologique du patient, la corrélation des analyses entre les diverses modalités et leur interprétation clinique, la faculté d'obtenir à distance des consultations spécialisées réduisent les risques d'erreur et accroissent notablement les moyens de diagnostic des praticiens.
En faisant pénétrer les techniques de multimédia dans la chaîne de soins, Dx Multimodality ouvre des perspectives nouvelles au secteur de la santé.
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